Il y a un film de la soirée "questions réponses" avec Khenpo Tcheutchog,
vous pouvez le trouver ici.
Chers amis, chers visiteurs,
Il faut que je vous raconte ! S’il vous plaît, acceptez que je partage avec vous une belle expérience vécue dernièrement dans la « Maison du Dharma » à Croizet. Merci ! Merci !
A quelques temps d’ici, une amie et moi-même avions envie d’effectuer une courte retraite (au sein de celle de trois mois) à Guépel Ling – l’idée étant d’offrir ces quelques jours de pratique au lieu lui-même – . Après avoir soumis ce souhait à nos lamas respectifs, notre enthousiasme contamina certains (et pas des moindres puisque nous allions compter parmi les méditants un lama et un droupla !) et hop ! c’était parti pour une petite aventure.
Nous étions au nombre de sept (famille du petit Poucet ? pourquoi pas…) dont un cousin « germain ». D’abord – ça c’est pour les gens du midi camés de beau temps – le soleil a brillé et je dirais même étincelé, tous les jours. Oui très chers, nous avons même pris nos lunchs dehors, parfaitement ! Mais le plus chic, c’est que ce soleil luisait également dans le cœur de chacun (lunettes noires indispensables).
Bon, fallait faire un petit effort le matin car au lever (le nôtre, pas celui du soleil plutôt paresseux à cette époque) la lune se moquait de nos allures somnambules. Se moquait au début… car par la suite elle a su constater notre joie dans la pratique et notre dévotion envers les bouddhas. Et ça nous a portés tout au long du séjour. Nous avions chacun notre petite « chambre », qui dans le grenier, qui dans la pièce des enfants, la chambre du salon, le temple etc. Et c’était beau de sentir cette belle et forte énergie se déployer un peu plus chaque jour. En tous cas, le quidam passant là au hasard, pouvait au moins humer le parfum des encens à défaut d’inspiration…
La dernière session de la journée nous réunissait tous, plus quelques retraitants des alentours – Eh ! On ne se voyait pas que pour manger, tout de même ! Quoi que… – c’était l’heure de retrouver Karmapakshi (le 2ème Karmapa) pour le rituel complet avec le festin d’offrandes. Comme vous le constaterez, nous n’hésitions jamais devant les occasions de faire la fête. Il faut vous dire que nous avons étés vraiment gâtés car le lama, chaque soir, nous a donné les enseignements sur cette pratique si bien qu’au bout de quelques jours nous en avions reçu la transmission quasi complète. Et nous n’avons pas chômé ! Oh que non ! Car savez-vous, il faut en faire des choses au cours de ce rituel : de la musique, plein ! Et aussi le « cheupen » (vous savez, celui qui fait l’enfant de chœur) il n’a pas le temps de s’ennuyer : tout le temps debout, à passer de l’encens, offrir des gâteaux aux divinités, rafraîchir les offrandes, servir l’assemblée des pratiquants et j’en passe. Un apprentissage véritable pour tous. Quelle joie !
En vous racontant tout ceci, une sorte de nostalgie frôle mon esprit… C’était le bon temps… du bon temps. Nous avons terminé notre retraite un jour de Dutchen et la veille avons fait une vraie bamboula de vajra avec comme invité d’honneur Karmapakshi notre grand ami et son mandala bien complet, sans oublier les bouddhas et bodhisattvas innombrables qui vont toujours avec. Du beau monde, quoi. Puis en partageant le festin, chacun y est allé de sa petite histoire ou expérience vécue auprès de nos différents maîtres et notre guitariste préféré (un des retraitants) offrit lui aussi le meilleur de son répertoire.

Saudade !
PS : On recommencera l’an prochain ! Ah ! La ! La ! Ho ! Comme ils disent.